Trace est née, en 2011, de la fusion de quatre entités indépendantes et de la rencontre, de l’amitié et de la collaboration de leur fondateur : Antoine Ely, architecte dplg (O+ architecture), Mikael Rivoallon, architecte d’intérieur (Cotérue), Driss Yafi, architecte dplg (Yafi architecte) et Ludovic Lesaint (Logos architecture). L’agence a acquis une solide expérience dans les domaines d’équipements publics ou privés, du logement, de l’hôtellerie, de la grande distribution, du secteur tertiaire, du commerce…

Implantée à Brest et Nantes, l’agence Trace propose également ses services à Paris afin de répondre au mieux à la demande et d’être physiquement présent au plus près des sites et des interlocuteurs ou nous développons nos projets. Si nous intervenons sur l’ensemble du territoire national et aussi à l’étranger au gré de nos rencontres, la majeure partie de nos activités se localise, pour le moment, dans la grande moitié ouest du territoire métropolitain.

Les enjeux urbains et naturels, les notions d’espace public et privé, les frottements et les liens transversaux qui les unissent sont autant de problématiques qui fondent la réflexion du groupe Trace. Chaque projet donne alors lieu à un travail éclairé par une relecture et une réécriture des codes en opérant des décalages empruntés aux autres disciplines : arts plastiques, musique, science, littérature, voyages…Cette démarche est également guidée par une conscience accrue des problématiques environnementales, sociales, esthétiques, économiques, locales, réglementaires qui sont le lot de tout projet. Cette confrontation au réel, nécessaire, absorbée, maitrisée agit comme un moteur de créativité, un libérateur d’inhibitions : tout est alors envisageable si il y a un sens au projet et donc à son contexte au sens large.

C’est de cette diversité que nous tirons notre force ; le collectif est en marche, soucieux du respect des différentes approches et des sensibilités individuelles nécessaires à la remise en cause, à l’hybridation et donc à l’évolution de notre réflexion, au service du projet.

Le territoire, sa compréhension physique, humaine, sensible, sociologique, fonctionnelle constitue le socle, la base, le point de départ de notre réflexion. Même si la réponse que nous apportons entre en confrontation, joue le contraste ou tend à s’effacer face à ce territoire, nous restons attentifs au lien qui l’unit au projet.

Conscients et rompus à la manipulation des normes, des règles, des contraintes, des objectifs sociaux, des aspects fonctionnels, des aspirations des usagers, des enjeux financiers, nous tenons à rester d’incorrigibles optimistes. Il n’est pas envisageable de pratiquer cette discipline sans le plaisir, celui de rencontrer, de dialoguer, de construire. Il est impératif de ne pas perdre de vue nos rêves d’étudiants, celui qui arrive à l’émotion entre l’espace construit et l’usager, celui qui fait de la sensibilité la qualité principale d’un projet, lorsqu’il a abouti et fait oublier tout le reste.

Pour parvenir à garder ce cap nous avons, entre autre, fait notre une citation, en forme de réflexion, de Le Corbusier : « On ne finit jamais ses études, on ne les finit jamais, on les continue sans arrêt, on devient de plus en plus étudiant. ». En gardant ça dans un coin de sa tête, on admet aisément la remise en question, le dialogue constructif, l’invention, au service du prochain projet. Si le résultat à atteindre est différents à chaque fois, nous restons vigilants à la constance, à l’exigence et à l’excellence de notre production, non seulement par respect pour les maîtres d’ouvrage qui nous offrent leur confiance, mais également pour nous même. Comme dans tous les arts, la rigueur est le garant de la maîtrise et l’expérience permet alors de sortir des sentiers battus. Il ne s’agit pas pour autant de produire de l’originalité à tout prix, mais plutôt de proposer la solution la plus juste, la plus adaptée, la plus pertinente. Telle est notre mission, faire ressortir l’intelligence du projet, c’est à dire la subtile combinaison des éléments fonctionnels, sociaux et poétiques qui doivent à part égale composer le projet.

C’est en s’imposant à nous même cette discipline que l’utilisateur permanent ou l’usager occasionnel d’un lieu, mesurera, sans pouvoir forcément l’exprimer, une facilité, un bien-être et osons, peut-être l’espérer, une émotion.